La CFDT s’oppose à l’application des sanctions pénalisant les allocataires du RSA

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icone Extrait de l'hebdo n°3959

Par Sabine IzardPublié le 01/04/2025 à 12h00

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© ATD Quart Monde

Depuis le 1er janvier 2025, les allocataires du RSA doivent s’acquitter d’au moins quinze heures d’activité par semaine sous peine de voir leur allocation suspendue. Dans ce cadre, le gouvernement s’apprête à publier le décret relatif aux sanctions applicables aux allocataires qui ne respecteraient pas la nouvelle obligation – des retenues financières auxquelles s’oppose la CFDT dans un communiqué du 27 mars.

Une inévitable défaillance de l’accompagnement social

« Un minimum social ne devrait pas être conditionné, c’est avant tout un minimum vital », dénonce ainsi la CFDT. Par ailleurs, elle note que « l’accompagnement social qui doit permettre de respecter ce contrat d’engagement est loin d’être garanti aujourd’hui par l’État », la loi de finances pour 2025 prévoyant une baisse de 4 milliards d’euros du budget du ministère du Travail « avec des conséquences directes pour les personnes le plus en difficulté et les professionnels qui les accompagnent ».

À propos de l'auteur

Sabine Izard
Journaliste

Pour toutes ces raisons, la CFDT appelle à signer la pétition d’ATD Quart Monde, laquelle demande la non-parution du décret d’application et la mise en place d’un accompagnement social « digne, bienveillant et adapté aux aspirations et besoins des personnes en situation de pauvreté ».