Après le séisme qui a frappé le peuple birman, la CFDT appelle à la solidarité

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icone Extrait de l'hebdo n°3959

Par Guillaume LefèvrePublié le 01/04/2025 à 12h00

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© Miao Juesuo/Xinhua-RÉA

Le chaos et des paysages de désolation. Le tremblement de terre d’une magnitude de 7,7 qui a frappé Mandalay (la deuxième ville de Birmanie), le 28 mars, n’a laissé derrière lui que deuil et tristesse. Quatre jours après la catastrophe, le dernier bilan, hélas toujours provisoire, fait état de plus de 2 000 morts, 3 900 blessés et de plusieurs centaines de disparus. Ce sont aussi des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sans logement, sans ressources et dans une situation de très grande précarité. Face à ce drame, la CFDT exprime sa solidarité à la population birmane et appelle tous les adhérents à participer à la campagne de dons lancée par la Fondation de France pour leur venir en aide.

Restrictions imposées par le régime militaire

À propos de l'auteur

Guillaume Lefèvre
Journaliste

Face à ce nouveau drame, l’aide internationale arrive au compte-goutte, dans ce pays sous contrôle de la junte militaire depuis 2021 et profondément marqué par la guerre civile. En effet, les restrictions imposées ces dernières années par le régime militaire birman (pénurie l’électricité, difficultés d’approvisionnement, manque d’eau potable) risquent d’aggraver encore la crise humanitaire qui sévit dans le pays. Au début de 2025, déjà, l’Association d’aide aux prisonniers politiques en Birmanie révélait qu’un tiers de la population (soit 18 millions de personnes) faisait face à des besoins humanitaires d’urgence : se nourrir, avoir accès à l’eau, se loger, recevoir des soins médicaux. « Aujourd’hui, il s’agit d’une urgence absolue », estime l’OMS, qui a classé ce séisme au niveau 3, soit le niveau le plus élevé de son programme d’intervention.